Séminaire : Justice environnementale - première partie

Séminaire : Justice environnementale - première partie
Date : 2019-06-06
Date de fin : 2019-06-06
Heure : 09:00 à 13:00
Séminaires ART-Dev
Site de Saint Charles
Séminaire : Justice environnementale - première partie

Séminaire Justice Environnementale (Première Partie)

Le 6 juin – Salle des Colloques 2, Site Saint-Charles

Dans le cadre du projet Gouverner les paracommuns de l’eau palestinienne

 

09:00 ‘The Civilized Commodity’: Seeking Mob Justice in High-Value Commodity Chains

Benjamin Neimark is a Senior Lecturer at the Lancaster Environment Centre; Lancaster University, UK, and an Associate Researcher at European School of Political and Social Sciences (ESPOL)

The aim of the following talk is to bring together moral economy frameworks of agrarian studies with the environmental justice scholarship of political ecology − two separate but interconnected concepts overdue for side-by-side analysis. Taking an integrating lens, we expose agrarian crises affecting global high-value commodities, including the global vanilla price spike and other high-value products (cocoa, black pepper, oil palm), and how they illuminate smallholder producers’ labour under violence, uncertainty, and multiple and contradictory claims of environmental justice. The underlying question - what counts as justice and to whom - illustrates border theoretical arguments regarding producer-consumer hyper-proximity in an age of social media and blockchain, and (bio-)onto-power or the systemic and future governance over life under fraught moral conditions of commodity circulation.

Talk will be in English


10:00 Dénationaliser la justice environnementale : quel avenir pour le processus de construction étatique palestinien ?

Jeanne Perrier, doctorante en sciences politiques à ART-Dev, Montpellier.

La justice environnementale dans les territoires palestiniens est très souvent étudiée sous le prisme de l’occupation israélienne. Dans cette présentation nous souhaitons cependant dépasser et déconstruire cette vision nationaliste de la justice environnementale pour mettre à jour la multiplicité des enjeux et des relations de pouvoir dans le secteur agricole. L’Autorité palestinienne a construit un discours de sécuritisation des ressources en eau face à Israël, encouragé par les partisans d’une utilisation « efficiente » de l’eau, gage de développement économique. Ce discours s’est traduit institutionnellement par une intégration verticale de la gouvernance des ressources en eau, fragilisant l’organisation sociale des pratiques historiques d’irrigation et rendant invisible les nouvelles stratégies d’appropriation de ces ressources. La mise en perspective des différentes réformes de la loi palestinienne de l’eau avec la réalité des constellations hydropolitiques locales nous permet d’appréhender la complexité d’un processus de construction étatique palestinien. Dénationaliser la justice environnementale en Cisjordanie reviendrait à reconnaitre ces différentes pratiques locales agricoles, mettant en péril la construction hobbesienne d’un Etat palestinien.


11:00 La résistance populaire et la défense du milieu palestinien : pouvoirs, territoires et sociétés

Antoine Garrault, Docteur en science politique et chercheur associé au Lipha à l’université Paris 12 (UPEC)

En prenant comme objet d’étude la résistance populaire palestinienne en Cisjordanie au XXIe siècle, cette communication s’intéresse aux liens entre les notions de territorialité et de mobilisation. Nous étudions les stratégies de résistance civile des comités ruraux et des organisations locales comme des activités de préservation du milieu qui reposent sur la volonté de défendre la société autochtone face au processus de colonisation de peuplement israélien. La notion de milieu nous amène à déconstruire les relations de pouvoirs en Cisjordanie et à analyser les contres-conduites palestiniennes qui résistent à l’aménagement de l’espace et au contrôle des individus. De même les relations entre les groupes de résistance et les acteurs de la configuration cisjordanienne (Autorité nationale palestinienne, ONG, bailleurs etc.) modifient la nature des activités militantes. En résumé la réflexion nous invite à prendre en considération les stratégies de refus des/d’adaptation aux processus de normalisation à l’œuvre en Palestine qui diffèrent en fonction des régimes territoriaux auxquels les militants appartiennent et à la nature des interdépendances établies avec les acteurs du conflit.

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