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Les travaux de Julie Trottier (CNRS) cités dans la collction "Carnets d'Alerte".

 

Des files d’attente, des rayons vides au début du confinement, des craintes de pénurie : les secteurs agricoles et alimentaires sont cruciaux. Cette crise le prouve, encore une fois. Les magasins alimentaires sont parmi les seuls à rester ouverts. Beaucoup de Français se sont rués sur les achats de riz, de pâtes ou d’œufs : +6 % de consommation de produits agricoles et agroalimentaires par rapport à une période normale.

Le ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume, a même appelé les Français à travailler dans les exploitations agricoles qui manquent en ce moment de main-d’œuvre, notamment étrangère. En Italie, des bons alimentaires sont distribués pour les plus démunis. Du jamais vu depuis la Seconde Guerre mondiale.

Le Covid-19 et la faim dans le monde

Les craintes sont encore plus fortes pour les personnes sous-alimentées ou malnutries : près de 40 % de la population mondiale. Le directeur de la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), de l’OMS (Organisation mondiale de la Santé) et de l’OMC (Organisation mondiale du commerce) ont même réalisé un communiqué commun : « nous devons nous assurer que notre réponse face à la pandémie du Covid-19 ne crée pas de manière involontaire des pénuries injustifiées de produits essentiels et exacerbe la faim et la malnutrition.1 » Selon Olivier De Schutter, co-président du Panel international d’experts sur les systèmes alimentaires durables (IPES-Food), cette prise de position commune témoigne du souci de réduire le risque de rupture des chaînes mondiales d’approvisionnement et de ne pas affoler les marchés : « Nous avions connu des impacts dramatiques à de pareilles restrictions entre mars et juin 2008, lorsque près de 40 pays avaient imposé des barrières à l’exportation, causant une véritable panique et des achats massifs par des gouvernements craignant la pénurie. Ces mouvements avaient fait monter les prix des matières premières agricoles (soja, riz, blé, maïs), de manière dramatique. Cependant, les mesures proposées pour faciliter le fonctionnement des marchés et notamment les circuits internationaux de distribution concernent le court terme. Elles ne doivent pas être perçues comme un substitut à la mise en œuvre de mesures permettant de renforcer la souveraineté alimentaire à moyen et long terme. Il faut bâtir des solutions plus résilientes et réduire la dépendance aux marchés internationaux des pays pauvres à déficit alimentaire. Cette vision de long terme manque cruellement aujourd’hui. »

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