Reporté ! - Ecomig : Migrations et agricultures #1

Reporté ! - Ecomig : Migrations et agricultures #1
Date : 2021-12-02
Date de fin : 2021-12-02
Heure : 10:00 à 13:00
Séminaires ART-Dev
Site de Saint Charles
Reporté ! - Ecomig : Migrations et agricultures #1

évènement reporté à une date ultérieure !

 

Migrations et agricultures #1

jeudi 2 décembre / 10h à 13h / salle 002 Kouros sur le site St Charles 2

 

 

Un nouveau cycle consacré à l’articulation entre migrations et agricultures démarre dans le cadre du séminaire EcoMig.

La première séance comprendra deux interventions :

Les “nouvelles” routes et modalités de l’immigration de travail agricole : le détachement en Provence dans le contexte de la crise sanitaire Covid19.

Frédéric Décosse (CNRS-LEST), Emmanuelle Hellio (Post-doctorante Casa Velasquez-LEST), Béatrice Mesini (CNRS-TELEMMe)

Apparu au début des années 2000, l’intérim international s’est progressivement imposé comme un phénomène majeur de la vie des campagnes provençales. Destiné à fournir la main-d’œuvre nécessaire au fonctionnement de l’agriculture industrielle locale (maraîchage et arboriculture intensive), le travail détaché est venu compléter les sources traditionnelles d’approvisionnement en force de travail migrante -notamment les contrats saisonniers de l’Office français d’Immigration et d’Intégration (Ofii)-, contribuant par la même à une diversification relative des profils des travailleurs employés en termes d’origine nationale, de statut d’emploi et de sexe/genre. Comment comprendre cette évolution récente du marché du travail agricole provençal et quelles sont les ruptures et les continuités entre cette configuration productive et migratoire et l’antérieure ? En quoi la crise sanitaire est-elle un révélateur de ces tendances lourdes et dans quelle mesure est-ce que la construction politico-médiatique de la pénurie de main-d’œuvre à laquelle elle a donné lieu a-t-elle permis d’assouplir les mesures de fermeture des frontières (réglementation dérogatoire d’exception) et d’éviter ainsi la paralysie de ces dispositifs de mise au travail flexible d’ouvriers agricoles étrangers ? A partir d’une recherche collective au long cours et d’une étude plus spécifique sur la période Covid19 menée dans le cadre du programme FINCA, notre présentation cherchera à apporter des éléments de réponse à ces interrogations, en mobilisant pour cela des données tant qualitatives (entretiens et observations) que quantitatives (traitement d’un corpus de presse et de données statistiques, ainsi que leurs représentations cartographiques).

 

Comment les politiques publiques et le capital social garantissent-ils l’insertion professionnelle et les moyens de subsistance ? Exemple de la communauté de migrants haïtiens travaillant dans le secteur agricole en Guadeloupe

Sandrine Fréguin-Gresh (CIRAD, UMR ART-Dev) et Valérie Angeon (INRAE, UR Ecodéveloppement)

L’intervention vise à comprendre les trajectoires des moyens de subsistance des migrants haïtiens travaillant comme ouvriers agricoles et petits exploitants agricoles en Guadeloupe. Elle interroge les processus en jeu dans leur résilience/vulnérabilité. La base théorique de la recherche articule le cadre des moyens d’existence ruraux durables (SRL) avec une approche en termes de “capacités circulatoires-transformatrices” inspirée des travaux de Amartya Sen. En analysant la dotation en capitaux et en ressources des migrants, leurs choix et leurs trajectoires socio-économiques, l’article questionne la marge de manœuvre à disposition des migrants pour atteindre le type de vie qu’ils souhaitent. Il accorde une place centrale aux choix individuels qui sont contraints par les contextes à différentes échelles. La recherche aborde la capacité des migrants à organiser leur vie et à faire face aux aléas. Les résultats de l’enquête qualitative conduite auprès de 46 migrants et 11 personnes ressources liées à leur activité agricole ou à la communauté haïtienne, mettent en évidence deux constats majeurs. Premièrement, les migrants mobilisent, accumulent et font circuler des capitaux dans un espace transnational pour poursuivre leurs stratégies de subsistance. Deuxièmement, certaines ressources (régularisation, accès à la terre, revenus générés par des activités non agricoles) interfèrent dans leurs trajectoires et remettent en question leur résilience/vulnérabilité. Les résultats permettent une discussion sur le rôle spécifique du capital social et des politiques publiques dans la sécurisation des revenus, un débat qui peut être utile en termes d’action publique pour soutenir les migrants haïtiens dans le renforcement de leurs moyens d’existence dans le secteur agricole en Guadeloupe.

 

Pour suivre les échanges à distance, voici le lien ZOOM

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