GHIOTTI Stéphane

Chargé de Recherche, CNRS, Géographie

PUBLICATIONS

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 Articles dans des revues

HAL : Dernières publications
  • [hal-02452317] Construction d'une destination touristique d'arrière-pays : La « Vallée des roses » (Maroc)
    Correspondant à la basse vallée de l’Assif Mgoun, et par extension, à une partie de la vallée du Dadès, la « Vallée des roses », est une destination touristique en cours de construction autour d’une spécificité locale qui est la culture de la rose de Damas. Mais bien que fortement médiatisée, notamment par les brochures publicitaires, la rose joue un rôle encore mineur dans l’activité touristique, malgré les efforts des hébergeurs, des acteurs locaux, des agences de voyage et secondairement de la puissance publique. De ce fait la destination qui se contente de l’effet d’appel d’une image originale et accrocheuse et d’un festival annuel de 3 jours sans faire l’effort de développer de vraies activités autour de la rose, a du mal à émerger. A cela s’ajoute une certaine indifférence des touristes qui ne font que passer. La destination du pays de la rose reste donc à inventer.
  • [hal-01585091] Bringing together social-ecological system and territoire concepts to explore nature-society dynamics
    We examine two academic traditions that address the nature-society interface. These traditions are organized around two main concepts: social-ecological system and territoire. These traditions have grown independently and are rooted respectively in ecology and social geography. We show that they have much in common: Both come with a systemic view of the nature-society interface and have the intention of understanding better the relations between nature and society and improving their sustainability. However, they differ in how they deal with space and society. We foresee that the combination of both traditions could improve the understanding of these systems, their definition, and their evolution, and hence, the capacity to assess and manage their resilience.
  • [halshs-00261777] Les démarches comparatives sur la montagne : Quelles connaissances ?
    Les sciences sociales ont depuis la fin du 19ème siècle mis à l'écart l'utilisation du comparatisme dans leurs travaux. Si les pratiques comparatistes sont nombreuses, en revanche, les théories le concernant sont rares. Cette absence de théorisation a été le fil conducteur de l'article dans lequel l'utilité de tels procédés dans une démarche de recherche a été analysée. L'itinéraire du comparatisme montre des récurrences, des absences et présences, tels des cycles de vies à l'instar des initiatives et des époques. Rattaché à l'objet montagne, il prend de la pertinence puisqu'il facilite la compréhension de mécanismes, des processus à l'oeuvre sur des territoires.
  • [hal-02430105] Groundwater dependent ecosystems in coastal Mediterranean regions: Characterization, challenges and management for their protection
    [...]
  • [hal-02106142] Water management in Lebanon: a confiscated reform?
    [...]
  • [hal-02106189] Is French model of water management always synonymous with innovation? The example of the water policy reform in Lebanon
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  • [halshs-01967781] Eaux sous « pressions » et développement des territoires périurbains en Méditerranée occidentale (Languedoc-Roussillon) La vigne, le Sphaeromide raymondi et les piscines
    Cet article propose d’analyser les facteurs d’évolution des dynamiques territoriales relatives à l’eau et au développement en contexte méditerranéen où la rareté de l’eau se conjugue aujourd’hui avec de fortes mutations démographiques, économiques et environnementales. L’exemple de la moyenne vallée de l’Hérault est illustratif d’une situation de changement où se posent les questions d’eaux sous « pressions » et de développement ; et permet d’identifier les germes des évolutions futures des modes de gestion.
  • [hal-01944328] Les Territoires de l’eau et la décentralisation. La gouvernance de bassin versant ou les limites d’une évidence
    [...]
  • [hal-02430158] Les lagunes et les territoires littoraux d’Occitanie entre inondation, pollution, biodiversité et métropolisation
    Les lagunes et zones humides attenantes sont de véritables spécificités de la géographie du littoral du Languedoc et du Roussillon. Aujourd’hui, leur gestion n’est plus uniquement envisagée au prisme de la qualité de l’eau ou de la protection de la biodiversité mais aussi en termes de lutte contre les inondations, d’érosion du trait de côte ou encore l’élévation prévue du niveau marin. Ces enjeux interrogent la fonction donnée aux lagunes dans un système territorial littoral fortement marqué par la métropolisation, l’économie résidentielle et touristique. Leur prise en charge mobilise une pluralité d’acteurs aux compétences hétérogènes et la mise en oeuvre d’outils de gestion et de dispositif de gouvernance multiples. L’article analyse les configurations territoriales et institutionnelles qui se construisent pour prendre en charge l’ensemble de ces problématiques.
  • [halshs-01025527] La gestion de l'eau au Liban : une réforme confisquée ?
    Au Liban, au discours colonial du début du XXe siècle qui vantait l'abondance des ressources en eau a succédé la peur, aujourd'hui largement partagée, d'une menace de stress hydrique à l'horizon 2030. Ce retournement discursif contraste avec l'inertie des textes réglementaires régissant le droit d'usage de l'eau, et ce malgré les nombreuses entreprises de modernisation successives (période ottomane, Mandat, État moderne). Dès son origine, ce droit d'usage de l'eau est fortement corrélé au régime foncier. L'appropriation de ces deux ressources est un enjeu majeur au cœur des modalités d'exercice du pouvoir économique et politique. L'article envisage, sur le temps long, le contenu de différentes réformes ayant trait au domaine de l'eau. Quatre séquences sont privilégiées : le Medjellé ; la période mandataire ; les grands travaux d'après l'Indépendance ; la réforme entamée après la guerre civile. On observe d'intenses et continues luttes de pouvoir, entre de multiples acteurs, pour le maintien des multiples systèmes d'appropriation des ressources.


 

 Direction d'ouvrages

HAL : Dernières publications
  • [hal-02603599] Les territoires de l'eau potable : chronique d'une transformation silencieuse (1970-2015)
    La fourniture d'eau potable est une problématique locale "par nature". Elle s'est construite en France sur un très dense maillage territorial à base communale. Ces services doivent désormais relever un nouveau défi : non plus celui de la généralisation de la desserte à domicile, mais celui, multidimensionnel, de la "sécurité en eau". Ce défi a conduit de nombreux acteurs à promouvoir et mettre en oeuvre une rationalisation des territoires de l'eau potable. Cet ouvrage apporte un éclairage original sur cette rationalisation : ses promesses, ses acteurs, ses réalisations et ses limites.


 

Chapitres d'ouvrages

HAL : Dernières publications
  • [halshs-01273037] Recompositions territoriales de la gestion de l'eau destinée à la consommation humaine : un essai de prospective
    En matière d'eau destinée à la consommation humaine (eau DCH), le problème public à résoudre a d’abord été celui de la desserte universelle. Il s'est transformé depuis une trentaine d'années en un enjeu de sécurisation, lié à l'accès à des ressources en eau et à des infrastructures garantissant la capacité de mettre en permanence à disposition des usagers une eau suffisante et de qualité conforme, à un coût acceptable. Il s'y est aussi ajouté depuis la montée en puissance des exigences réglementaires d'ordre environnemental liées aux directives européennes. Ainsi, l'organisation institutionnelle héritée de la période antérieure, avec son maillage de petits services fréquemment gérés en délégation, semble, aux yeux de nombreux acteurs et observateurs (chercheurs?), incapable de relever ce nouveau défi. De fait, on observe dans de nombreux territoires des stratégies de recompositions importantes, sous l'effet d'une injonction au regroupement intercommunal et intersyndical portée par des coalitions d'acteurs récurrentes, associant notamment services de l'Etat et acteurs territoriaux (Conseils Généraux, Agences de l'eau). De nouveaux arrangements territoriaux voient le jour, avec par exemple des schémas de type fédéral associant plusieurs échelons de responsabilité dans un cadre départemental. Parallèlement, cette rationalisation opère autour des pôles urbains, avec l'émergence de puissants services d'eau dans une part croissante des communautés d'agglomération et dans les communautés urbaines. Ces différentes logiques interagissent, autour de la préservation de la ressource en eau ou via des interconnexions de sécurisation qui dépassent largement les échelles locales initiales. On se propose dans cet article d'esquisser une vision prospective de l'organisation institutionnelle de la gestion de l'eau DCH. Prenant appui sur le repérage précis des dynamiques en cours, des acteurs qui les portent et de leurs leviers d'action, on proposera un scénario d'évolution tendancielle des services d'eau sur deux temporalités (court terme et moyen terme) ainsi que de possibles variantes.
  • [hal-02106260] The Water Framework Directive: A Challenge for French Territorial Management
    [...]
  • [hal-02060146] Typologie des systèmes d’exploitation
    [...]
  • [hal-00828660] Le contrat de canal : une contribution à un nouveau mode de gouvernance de la gestion de l'eau agricole à l'échelle locale ? Exemple du canal de Gignac
    Au cours de la dernière décennie, le paysage institutionnel des associations de propriétaires fonciers - les Associations Syndicales Autorisées (ASA) - formées au XIXème siècle dans le Midi de la France autour de la gestion de l'eau agricole, a beaucoup évolué. Il en résulte, à tous les niveaux d'intervention, l'apparition de nouvelles normes et règles d'accès et de partage des ressources. Face au péril que représentent, pour ces structures communautaires traditionnelles, les dispositions concernant la gestion quantitative, des solutions sont envisagées. Ainsi, la mise en place de contrats de canal vise à pérenniser ces ouvrages et à relever le défi de l'économie d'eau dans un contexte de déficit estival. Le canal de Gignac (Moyenne vallée de l'Hérault) est l'une des premières ASA à se doter de cet outil de concertation et de planification. On tentera, à partir des résultats d'enquêtes menées sur le périmètre du canal auprès de 50 agriculteurs et des gestionnaires, de comprendre le sens de cette forme innovante de gestion - cherchant à concilier les usages privés, les intérêts économiques et l'enjeu collectif qu'elle représente - et ses impacts prévisibles en matière de répartition sectorielle et territoriale des économies d'eau issues des politiques de modernisation.
  • [hal-01585623] Eau potable : de la desserte universelle à la sécurisation
    Depuis la fin des années soixante-dix, la manière de poser le problème de l’alimentation en eau s’est progressivement transformée. D’un impératif d’universalisation de la desserte à domicile, on est passé à celui de sécurisation de l’eau destinée à la consommation humaine, ou eau DCH. Cette catégorie recouvre non seulement l’eau potable distribuée par les services mais également les eaux brutes utilisées pour la produire, autrement dit les ressources souterraines ou superficielles. Les contours de ce problème public ont été modelés par divers facteurs et se sont transformés avec le temps. Aux questions qualitatives et quantitatives initiales, soulevées assez précocement, se sont ajoutés plus tardivement les enjeux patrimoniaux, avec des inquiétudes sur la dégradation d’un réseau constitué de plusieurs centaines de milliers de kilomètres de tuyaux et sur l’aptitude des gestionnaires à en assurer le renouvellement, et enfin sociaux avec l’émergence des phénomènes de « pauvreté en eau » et la mise en place de divers dispositifs permettant de garantir un accès à l’eau potable pour tous. Aux facteurs de changement endogènes, liés par exemple à un certain épuisement du modèle classique de gestion par l’offre, se sont ajoutés des réorientations politiques fortes. La Directive cadre sur l’eau (DCE) de 2000 en particulier a déplacé le périmètre de concernement et d’intervention des gestionnaires de l’eau. L’article 7 fait ainsi de la qualité de la ressource le garant ultime de la qualité sanitaire de l’eau distribuée. Les gestionnaires sont dès lors désormais tenus tendanciellement à réduire le degré de traitement des eaux de consommation et donc à agir en amont sur la ressource, ce qui modifie notamment la frontière intersectorielle entre politique de l’eau et politique agricole.
  • [hal-02603404] Les nouveaux arrangements territoriaux de la gestion de l'eau potable (projet Aquadep)
    Les acteurs territoriaux de l'eau potable ont engagé au début des années 1990 un long processus visant à réformer leur organisation. L'enjeu n'est plus tant celui de la desserte universelle de l'eau potable à domicile, désormais achevée, que celui de la "sécurisation" de ce service public. Ce nouvel impératif consiste à assurer une alimentation en eau potable de qualité et en continu, pour un coût économique et environnemental acceptable.
  • [hal-02060160] Le rôle des associations de propriétaires fonciers (ASA) dans la dynamique de la perception et de la gestion des risques environnementaux
    [...]


 

Ouvrages

HAL : Dernières publications
  • [hal-01491172] Les territoires de l’eau potable.
    La fourniture d’eau potable est une problématique locale « par nature ». Elle s’est construite en France sur un très dense maillage territorial à base communale. Plusieurs milliers de services publics font de nous les héritiers d’un vaste effort d’équipement et d’organisation engagé au XIXe siècle. Mais ces services doivent désormais relever un nouveau défi : non plus celui de la généralisation de la desserte à domicile, mais celui, multidimensionnel, de la « sécurité en eau » – accès à une ressource suffisante et de qualité, capacité à la protéger ainsi qu’à maintenir durablement un patrimoine technique en bon état de fonctionnement et un prix de l’eau abordable. Ce défi a conduit de nombreux acteurs à promouvoir et mettre en œuvre une rationalisation des territoires de l’eau potable. Ce processus de longue haleine, ancré dans les histoires hydro-politiques locales, a été porté par des coalitions d’acteurs (services de l’État, des départements…) à même d’activer toute une panoplie d’instruments d’action publique et de donner naissance à de nouveaux « arrangements territoriaux ». Cette histoire arrive aujourd’hui à un tournant. Les récentes réformes territoriales vont en effet accélérer cette recomposition autour des pôles urbains et de grandes intercommunalités. Elles devront trouver les moyens de consolider la sécurité en eau tout en conjuguant rationalisation et proximité. Issu d’une recherche pluridisciplinaire, cet ouvrage apporte un éclairage original sur cette rationalisation : ses promesses, ses acteurs, ses réalisations et ses limites. Il s’adresse aussi bien aux acteurs du monde de l’eau, professionnels, universitaires, étudiants ou associations, qu’aux spécialistes de l’action publique territoriale.


 

Communications dans des congrès

HAL : Dernières publications
  • [halshs-00782006] Vers une définition opératoire des espaces ruraux et de la ruralité. Questions et débats
    L'objectif de cette communication est de proposer une typologie inédite de la ruralité dans une dimension comparatiste à l'échelle de l'Europe du Sud (France, Italie, Espagne). Construite dans une perspective dynamique, elle permet de s'interroger sur une définition opératoire du rural, en cernant au plus près les représentations, les pratiques et les choix en termes de gestion. Nous nous focaliserons ici sur la démarche méthodologique de notre travail, en présentant la méthode statistique et les premiers résultats.
  • [hal-00828745] Perceptions et gestion du risque chez les agriculteurs irrigants de l'ASA de Gignac (Hérault-France).
    [...]
  • [hal-02596830] Le changement d’échelle dans l’action publique environnementale. Analyse comparée de régimes de gouvernance départementale de l’eau destinée à la consommation humaine
    Depuis la fin des années soixante-dix, la sécurisation de « l’eau Destinée à la consommation humaine » (eau DCH) s’est progressivement constituée en problème public articulant trois dimensions : quantitative, qualitative et patrimoniale. Face aux limites d’une prise en charge à l’échelon communal ou intercommunal, le département s’est progressivement imposé comme cadre spatial pour la coordination, le financement et la régulation du programme de sécurisation. Prenant appui sur une base institutionnelle assez mince, les Conseils Généraux ont en particulier développé de véritables politiques de l’eau DCH. Ils apparaissent comme des acteurs clefs des coalitions qui portent le programme de sécurisation et la rationalisation hydro-territoriale qui en constitue la clef de voûte. L’enquête nationale sur les politiques de l’eau DCH des Conseils Généraux conduite dans le cadre du projet Aquadep confirme leur implication et la diversité de leurs modes d’intervention. Deux monographies illustrent plus précisément deux trajectoires de mise en place d’une gouvernance fédérale de l’eau DCH. Celle-ci apparaît comme un compromis acceptable, au moins provisoirement, entre deux impératifs : celui de la « proximité » pour la distribution de l’eau potable, et celui de la rationalisation pour la sécurisation de la production. Elles mettent également en exergue la variété des postures possibles du Conseil Général, entre impulsion / retrait / transfert et « impulsion / implication durable.


 

Rapports

HAL : Dernières publications
  • [hal-02060146] Typologie des systèmes d’exploitation
    [...]
  • [hal-01585623] Eau potable : de la desserte universelle à la sécurisation
    Depuis la fin des années soixante-dix, la manière de poser le problème de l’alimentation en eau s’est progressivement transformée. D’un impératif d’universalisation de la desserte à domicile, on est passé à celui de sécurisation de l’eau destinée à la consommation humaine, ou eau DCH. Cette catégorie recouvre non seulement l’eau potable distribuée par les services mais également les eaux brutes utilisées pour la produire, autrement dit les ressources souterraines ou superficielles. Les contours de ce problème public ont été modelés par divers facteurs et se sont transformés avec le temps. Aux questions qualitatives et quantitatives initiales, soulevées assez précocement, se sont ajoutés plus tardivement les enjeux patrimoniaux, avec des inquiétudes sur la dégradation d’un réseau constitué de plusieurs centaines de milliers de kilomètres de tuyaux et sur l’aptitude des gestionnaires à en assurer le renouvellement, et enfin sociaux avec l’émergence des phénomènes de « pauvreté en eau » et la mise en place de divers dispositifs permettant de garantir un accès à l’eau potable pour tous. Aux facteurs de changement endogènes, liés par exemple à un certain épuisement du modèle classique de gestion par l’offre, se sont ajoutés des réorientations politiques fortes. La Directive cadre sur l’eau (DCE) de 2000 en particulier a déplacé le périmètre de concernement et d’intervention des gestionnaires de l’eau. L’article 7 fait ainsi de la qualité de la ressource le garant ultime de la qualité sanitaire de l’eau distribuée. Les gestionnaires sont dès lors désormais tenus tendanciellement à réduire le degré de traitement des eaux de consommation et donc à agir en amont sur la ressource, ce qui modifie notamment la frontière intersectorielle entre politique de l’eau et politique agricole.
  • [hal-02060160] Le rôle des associations de propriétaires fonciers (ASA) dans la dynamique de la perception et de la gestion des risques environnementaux
    [...]